Les programmes de VIA Don Bosco atteignent-ils leurs objectifs ? Pour mesurer l’impact de son action, VIA Don Bosco a décidé de se soumettre à l’évaluation de deux organismes externes indépendants : Humanya, experte en développement durable, et COTA, spécialiste en méthodologie de projet. Ces deux organisations se sont penchées sur le programme quinquennal 2022-2026 de l’ONG. Verdict ? La durabilité – autrement dit la capacité des partenaires à poursuivre le travail après le départ de VIA Don Bosco – reste un enjeu majeur. « Un tel regard extérieur est essentiel pour nous, explique Florence Depierreux, directrice de VIA Don Bosco. Sans cela, nous ne pourrions améliorer nos projets. »
Les évaluateur·trices se sont rendu.e.s dans quatre pays partenaires – la Bolivie, le Burkina Faso, la République démocratique du Congo et le Cameroun – et ont utilisé une méthodologie participative : enquêtes, entretiens avec les organisations partenaires et les coaches de projet, sessions d’apprentissage et analyse de documents. Les autres pays partenaires ont été inclus dans l’évaluation au moyen de réunions virtuelles et de questionnaires.
L’évaluation s’est articulée autour de trois questions centrales : les capacités des organisations partenaires sont-elles renforcées grâce au soutien de VIA Don Bosco ? Les objectifs fixés pour le programme sont-ils atteints ? Ce dernier permet-il de progresser en matière de durabilité technique et institutionnelle ?
Globalement, la réponse est positive. Pour les évaluateur·trices, l’approche de VIA Don Bosco en matière de renforcement des capacités fonctionne, les quatre piliers du programme – enseignement de qualité, accompagnement vers l’emploi, renforcement des partenaires et durabilité – se renforçant mutuellement.
La durabilité reste cependant un point à améliorer. Si l’un des objectifs de VIA Don Bosco est de rendre ses partenaires autonomes, cela ne s’avère toutefois pas toujours facile. Les évaluateur·trices identifient plusieurs raisons : le contexte difficile dans les pays partenaires, le fait que la durabilité n’est pas encore suffisamment ancrée dans les programmes et les capacités internes limitées de certains partenaires.
outil d’auto-évaluation développé par via don bosco
Sur base de ces constats, les évaluateur·trices ont formulé une série de recommandations : la durabilité doit être un thème central dès le démarrage des programmes, et non pas seulement pour les pays dits « exit » (ndlr : pays que VIA Don Bosco s’apprête à quitter) ; pour ces derniers, la stratégie de sortie doit être mieux définie et comporter un planning réaliste. Enfin, le soutien apporté à chaque partenaire doit être mieux adapté au stade de croissance dans lequel il se trouve.
Pour répondre à ces recommandations, VIA Don Bosco a décidé d’inclure dans son futur programme 2027-2031 un nouvel outil d’auto-évaluation. En cours d’élaboration, celui-ci permettra de mieux comprendre les besoins, les défis et les points forts des partenaires dans différents domaines, tout en évaluant dans quelle mesure les pratiques et les stratégies des organisations partenaires s’inscrivent dans une démarche durable. La « cartographie des incidences » sera utilisée pour traduire les objectifs de durabilité en actions concrètes.
VIA Don Bosco examinera également ses propres collaborations d’un œil critique. Dans les pays où le partenariat atteint ses limites ou où la collaboration est difficile, de nouveaux acteur·trices locaux capables de poursuivre le travail seront activement recherchés. Parce que la confiance et la coopération restent la base de tout partenariat.
