Le corona maintenant, le choléra en 1854 : Don Bosco inspire

2 avril 2020
Il peut sembler un peu étrange de lier la crise du coronavirus à la vie de Don Bosco et pourtant ce n'est pas si difficile. Au cours de l'été 1854, une épidémie de choléra éclata dans le nord de l'Italie. À l'époque, c'était une maladie redoutée avec un taux de mortalité élevé. La panique régnait partout, notamment à Turin où l'état d'urgence fut déclaré. Le district de Valdocco était la source d'infection et de là, toute la ville fut rapidement infectée.

Don Bosco prit immédiatement les mesures nécessaires pour les jeunes avec lesquels il travaillait :

- ventiler suffisamment les locaux ;

- un nettoyage régulier et approfondi de toutes les parties communes ;

- une plus grande distance entre les lits dans les dortoirs ;

- se laver les mains à intervalles réguliers ;

- des moments de prière particuliers pour les victimes et le personnel soignant.

Au bout d'une semaine, les autorités de Turin firent appel à des volontaires pour administrer les premiers soins aux milliers de malades. S'approcher des personnes infectées était extrêmement dangereux. Ceux qui étaient infectés devaient vomir, souffraient de diarrhée et de symptômes de déshydratation. Avec des soins et une hygiène appropriés, et en buvant suffisamment d'eau pure, les malades avaient une chance de guérir. Les groupes les plus vulnérables étaient les nourrissons et les personnes âgées car leur système immunitaire ne fonctionnait pas correctement.

Le 5 août 1854, Don Bosco dit aux garçons les plus âgés du centre salésien de Valdocco qu'il se porterait volontaire. Immédiatement, 14 d'entre eux voulurent le rejoindre. Un jour plus tard, 30 autres jeunes se portaient volontaires. Don Bosco les divisa en trois groupes : un groupe pour aider dans les hôpitaux d'urgence, un autre pour aller chercher les personnes qui s'étaient enfermées chez elles et un troisième pour s'occuper des malades dans la rue. Ils travaillaient toujours par deux et portaient des masques buccaux. Ils avaient tous une bouteille de vinaigre avec eux pour se laver les mains avant et après avoir touché les malades. Dès que la bouteille était vide, ils devaient aller en chercher une nouvelle au centre salésien. Ils prenaient du linge frais pour les soins et brûlaient le vieux linge. Lorsque Maman Margherite, à Valdocco, n'eut plus de draps ni de linge de table à distribuer, elle déchira la nappe de l'autel de la petite église de François de Sales pour pouvoir continuer à soigner les malades. Elle se dit : "Si Notre Seigneur voit à quoi cela sert, Il ne me blâmera pas pour avoir donné la nappe de l'autel".

Devenir des citoyens justes qui prennent leurs responsabilités dans la société et se sentent appelés à agir de façon solidaire parce que chaque être humain a de la valeur : c'est ce que Don Bosco a enseigné à ces garçons, non pas en théorie, mais par la pratique. Son mot-clé était 'confiance'. Ce n'est que grâce à une responsabilité partagée que ces garçons ont eu une chance de réussir. Finalement, aucun d'entre eux n'est tombé malade durant l'épidémie. La foi et la confiance inébranlables de Don Bosco ont inspiré ces jeunes. Elles leur ont également donné la force et l'énergie de s'investir à 100 % en faveur des personnes les plus nécessiteuses.

Aujourd'hui encore, en 2020, nous voyons cet engagement chez les jeunes. Lorsqu'un centre salésien dut fermer ses portes dans une petite ville italienne il y a quelques semaines d'ici, de nombreux jeunes se sont proposés pour faire les courses pour des personnes âgées ou malade. Et ceci n'est pas arrivé qu'en Italie. Ici aussi, nous voyons des personnes se porter volontaires, des jeunes utiliser les nouveaux médias de manière créative pour être plus proches des personnes âgées et les aider là où ils le peuvent. Nous les voyons aussi animer des mouvements de jeunesse en ligne, etc. De telles initiatives ne peuvent que susciter notre admiration et notre gratitude !

À VIA Don Bosco, en ces temps difficiles, nous voulons également être solidaires avec les plus vulnérables d'entre nous, ici et dans le monde entier. Car nos pays partenaires en Afrique et en Amérique latine ne sont malheureusement pas épargnés par le coronavirus. Nous étudions en ce moment comment soutenir au mieux nos partenaires sur le terrain afin qu'ils puissent contribuer à contenir le virus dans leur pays, à protéger les plus vulnérables et à réduire le nombre de victimes. Nous vous tiendrons bientôt informés des projets que nous soutiendrons. N'hésitez pas à consulter notre site internet et nos médias sociaux pour cela !

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